Cholestérol à la cinquantaine et risque de démence

J'ai un taux de cholestérol élevé et le médecin veut que je prenne une statine. J'ai 55 ans et je me sens bien — cela en vaut-il vraiment la peine, et cela a-t-il un rapport avec la démence?

Oui, cela a un rapport, et l'âge de la question est pertinent: les lignes directrices de l'OMS soulignent spécifiquement la cinquantaine comme le moment où la gestion du cholestérol compte pour le risque de démence des décennies plus tard.

Ce que dit l'OMS

La gestion de la dyslipidémie (cholestérol et graisses sanguines altérés) doit être proposée en général, conformément aux directives établies. Spécifiquement pour réduire le risque de déclin cognitif et de démence, les lignes directrices indiquent que la gestion de la dyslipidémie à la cinquantaine peut être proposée (recommandation conditionnelle, faible certitude). Le raisonnement est le même que pour toute la famille vasculaire: un taux de cholestérol élevé contribue au rétrécissement et au durcissement des artères — y compris celles qui alimentent le cerveau.

"Je me sens bien" — le problème classique

Un taux de cholestérol élevé ne donne pas de symptômes. Ni l'hypertension, ni un taux de sucre élevé aux stades initiaux. C'est le trio silencieux: quand on "le sent", c'est déjà sous forme d'infarctus, d'AVC — ou, des décennies plus tard, en contribuant à la démence vasculaire. Traiter sans symptômes est précisément l'idée de la prévention.

À propos de la statine

La décision de médiquer prend en compte votre risque cardiovasculaire global — pas seulement le chiffre du cholestérol — et c'est une discussion à avoir avec votre médecin, y compris les doutes sur les effets secondaires (la plupart des gens les tolèrent bien; s'il y a des plaintes, il existe des alternatives et des ajustements). Ce qui n'est pas une bonne idée, c'est de reporter indéfiniment une décision que votre médecin juge importante, en se basant uniquement sur le "je me sens bien".

Ce que vous pouvez faire en plus (ou en moins) des comprimés

Une alimentation avec moins de graisses saturées et transformées, plus de poisson et d'huile d'olive, de l'exercice régulier et ne pas fumer — tout cela agit sur le cholestérol et, plus important encore, sur le risque global. Si vous préférez essayer d'abord quelques mois de changements de mode de vie avant la médication, proposez-le ouvertement au médecin avec une nouvelle analyse prévue: c'est une stratégie légitime lorsque le risque le permet — mais c'est lui qui évalue cela.